Une société où on a supprimé l’ennui et la rêverie…..

3 Août

Pour la sortie de son dernier ouvrage La dictature de l’urgence, Gilles Finchelstein donne quelques repères et pistes pour mieux comprendre le phénomène de l’accélération de la vie en France.

Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, directeur du groupe Euro RSCG Worldwilde, principale filiale d’Havas, et auteur de "La dictature de l'urgence" (Editions Fayard, paru le 12 janvier 2011), est l’invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter

Invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter, Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, directeur du groupe Euro RSCG Worldwilde, principale filiale d’Havas

Repères sociologiques :
  • Nous disposons de 4 fois plus de temps en dehors de notre travail qu’il y a un siècle sur une échelle d’une vie. Pourtant notre rapport au temps est souvent plus subi que choisi : Chaque instant doit être occupé quitte à faire plusieurs choses à la fois… le temps est saturé.
  • En vingt ans, 5 fois plus de salariés se plaignent de l’intensification du travail, soit 25% aujourd’hui.
  • La procédure d’urgence utilisée pour de nombreux votes de lois est en contradiction avec le rythme nécessaire aux décrets d’application, ce qui instaure un décalage entre la décision et la mise en application.
  • L’extension des temps de transport entre domicile et lieu de travail est-elle devenue une des plus grandes injustices sociales ?
  • Quelle relation établir entre la consommation de psychotropes (pour laquelle la France est en tête) et la dictature de l’urgence ?
Pistes à explorer :
  • Maîtriser son rapport au temps en prenant de la distance avec la technologie
  • Inventer un droit à la déconnexion
  • Créer individuellement et collectivement des espaces de décélération…..
Réflexion personnelle : Et pourquoi pas animer une séance de Tai Chi Chuan cet été sur le lieu du travail  pour prendre conscience de son corps tout en expérimentant la lenteur…  et laisser d’urgence se reposer notre mental ?

Virginie David Cosme