Culture Y : une nouvelle « valeur » travail

5 Nov

La culture Y recouvre une mosaïque de situation. (Crédit Flickr par Leo Reynolds)

La « culture Y » est constituée de nouvelles aspirations et exigences, qui tournent en orbite autour des valeurs de plaisir, d’harmonie, de bonheur, équilibre et liberté.

Les comportements des jeunes générations dans un univers professionnel dépendent de trois variables sociologiques majeures :

  • effet d’âge : les rapports à l’activité se transforment selon l’âge,
  • effet de génération: les groupes générationnels ont des caractéristiques spécifiques conservées au cours du temps (Ex : la génération 68 ont des modèles de pensée qui la marque à vie),
  • effet de période : certaines conjonctures sont livrées à des changements qui marquent l’ensemble de la population.

A ces variables s’ajoutent d’autres facteurs déterminants comme l’origine sociale, le secteur d’activité, l’origine géographique… et, bien sûr, les caractéristiques individuelles.

C’est pourquoi, plutôt que de parler de « génération Y », nous préférons mettre en avant la « culture Y », moins stigmatisante. Dans le contexte spécifique du travail, nous préférons envisager la « culture Y » sous l’angle plus ciblé des « nouveaux rapports au travail ».

De nouvelles caractéristiques émergentes

La recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et privée, de vitesse et de diversité sont des marqueurs forts des nouveaux rapports au travail. La relation à la créativité, la dimension de l’entreprenariat, les sources de motivation et les formes de reconnaissance sont également de nouvelles sources d’attention de la part des employeurs. Exigence de respect, langage de vérité, transparence dans les décisions et fonctionnements, exemplarité des dirigeants, responsabilité sociale sont autant de caractéristiques émergentes chez les salariés. Ces dimensions conduisent à une redéfinition de l’espace professionnel : le travail à distance, porosité entre vie pro/vie perso…

La fluidité des relations transgénérationnelles est un enjeu pour les entreprises. Elles englobent, entre autres, les thématiques de transfert de compétences, de l’intégration des jeunes et des seniors dans l’entreprise et de la valorisation des seniors… Toutefois, la «culture Y» n’est pas répandue chez l’ensemble des salariés, des différences culturelles notoires existent selon les individus, des points de vue des attitudes et des comportements, du « savoir vivre » et du vocabulaire utilisé.

Au délà de la thématique des nouvelles générations et du travail, se pose la question de la diversité des cultures dans l’entreprise.

Marie Guitton

Une Réponse to “Culture Y : une nouvelle « valeur » travail”

Commentaires fermés