Travailler : pourquoi, pour qui, pour quoi ?

4 Déc

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Faut-il travailler davantage ? Cela demande réflexion. Travailler encore plus, peut-être. Mais pour qui et pour quoi ? Autant de questions auxquelles la Fondation Copernic cherchera des réponses le mardi 11 décembre 2012 à Paris. 

Remettre le travail à l’endroit

Depuis 1998, la Fondation Copernic travaille à « remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers ». Soucieuse de son indépendance et restant par principe hors du jeu électoral, Copernic n’est liée à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune association, mais s’adresse à toutes les organisations politiques, syndicales et associatives, et surtout à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à l’ordre néolibéral.

Le séminaires Copernic sont centrés sur les « Pensées et pratiques d’émancipation », avec le souci d’aménager des rencontres, souvent inédites sinon improbables, entre historiens, philosophes, sociologues, économistes, d’une part, élu-e-s, syndicalistes, cadres associatifs, acteurs politiques et sociaux, d’autre part, pour permettre que les théories anciennes ou modernes visant à « l’émancipation » (sous tous ses aspects, juridique, social, écologique, économique, technologique, de genre…) sortent de l’oubli ou de l’ombre où elles sont d’ordinaire reléguées.

4ème séance des séminaires Copernic

« Le bien-être social n’est pas une chose chimérique ; il existe pour chaque homme sur ce morceau de terre une somme de jouissances proportionnée à son travail », écrivait l’abbé Sieyes avant la Révolution. L’idée a fait son chemin, semble-t-il, car près d’un siècle plus tard, en 1880, Paul Lafargue s’étonnait : « Une étrange folie possède les classes ouvrières […] ; cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail ».

Comment se définit et se qualifie aujourd’hui le « travail » dans une société où il est devenu un luxe, quels sont ses liens avec l’aliénation et l’émancipation, quels problèmes fondamentaux pose-t-il ?

Les analyses croisées dans le cadre de ce dispositif d’échange devraient apporter de nouvelles perspectives pour interroger et inventer la « modernité ».

Des invités prestigieux pour débattre.

Bertrand LAFORGE, physicien des particules, professeur à l’Universté Pierre et Marie Curie (Paris 6),

Gérard MAUGER, sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, directeur-adjoint du Centre de sociologie européenne (CSE).

Marie PEZÉ, psychanalyste et docteur en psychologie, initiatrice de la première consultation « Souffrance au travail » en milieu hospitalier (à Nanterre) en 1997, créatrice en 2010 du site Souffrance-et-travail.com et auteure de Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés (Person, 2008) et de Travailler à armes égales (Person, 2011).

Rendez-vous mardi 11 décembre 2012, à 19 heures, à la Bourse du travail, salle Louise Michel (sous-sol), 3, rue du Château d’Eau, 75010 Paris (M° République). Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Source :  Fondation Copernic