Votre collègue parle trop et trop fort ? Diplomatie !

10 Déc

Pollution sonore des bureaux : bruit de couloir ?

Qu’on soit dans une petite entreprise ou un grand service, on connait tous ce (ou cette) collègue de travail qui parle fort, qui répète tout, et curieux (se) comme c’est pas permis, amplifie tout pour créer des rumeurs… Certains jours on supporte, mais d’autres on s’imagine jeter l’importun(e) hors du bureau. Que faire ?

Quelqu’un qui parle fort provoque une gêne évidente. Le mal-être peut être temporaire ou récurrent mais il est réel et il ne doit pas être sous-estimé par la direction qui ignore bien souvent le problème. Soit parce qu’elle ne partage pas le même espace, soit parce qu’elle le considère comme un petit problème. En revanche, pour les salariés qui doivent partager les mêmes bureaux quotidiennement, il devient difficile de se concentrer et ils perdent en productivité. A la longue, un collègue bruyant pèse sur l’humeur et la motivation des gens.

Plusieurs raisons peuvent conduire un salarié à parler fort :

Il y a tout d’abord le collègue sur le départ, qui bien souvent s’ennuie, n’aime pas son travail et le fait savoir. Quand il ne passe pas des coups de fils à ses enfants, il vous raconte son Week-End ou ses prochaines vacances. Il parle dans son bureau comme s’il était à la machine à café. Il n’a pas forcement la volonté d’empêcher les autres de bien travailler, mais il souhaite qu’on l’écoute et ne sait pas forcement comment occuper ses journées. La meilleure stratégie ? Lui faire part de vos difficultés à vous concentrer et de votre intérêt pour votre travail.

Il y a ensuite le salarié qui pêche par excès invers. Souvent dernier arrivé, il veut se mettre en avant, parce qu’il est en train de conclure un super contrat et tient à le faire savoir. Quand il est au téléphone vous vous demandez bien souvent s’il ne traite pas avec une association de malentendants. Bref, c’est le meilleur et il s’érige en modèle quitte à le faire savoir à tous les services.  En revanche, il sait très bien se faire discret quand il négocie son salaire avec la direction et n’hésite pas à colporter les rumeurs. C’est souvent lui que les salariés supportent le moins. La solution passe bien souvent par une médiation car les choses sont susceptibles d’exploser.

Enfin, il y a aussi des salariés qui travaillent en s’amusant (oui ça existe !). Mais deux collègues heureux et s’esclaffent un peu fort peuvent aussi créer des tensions. Plutôt que de casser une bonne équipe qui fait de bons résultats, il faut leur faire comprendre que leur collègues ne partagent pas forcement leur enthousiasme et les inviter à la discretion.

Il faut réagir, mais attention ! 

Les collègues sont les mieux placés pour alerter la personne bruyante et lui demander de se contrôler avec diplomatie : au lieu de lui dire « tu parles trop fort », préférez « j’ai besoin de me concentrer sur un dossier délicat, est-ce qu’il te serait possible de parler doucement ? ». Mais si, à la deuxième ou troisième alerte, rien ne change, c’est à la hiérarchie de réagir. Si elle ne le fait pas, la direction signale aux autres collaborateurs qu’ils ne sont pas importants. Le gêneur peut  être expédié à une extrémité du plateau mais il ne faut pas non plus qu’il se sente exclu.

Si ces différentes solutions ne suffisent pas, il est toujours possible de s’isoler virtuellement grâce à des casques « anti-bruit ».

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www.interstys-conseil.fr