Réindustrialiser la France par l’informatisation et l’automatisation

14 Déc

La cyber mondialisation : opportunités et risques ? (12 décembre)

Plus que d’autres l’entreprise est l’organisation qui aurait déjà été largement transformée par l’informatisation. Cette évolution (voire cette révolution) technologique modifie en profondeur les systèmes productifs et les relations entre individus.

La Cybermondialisation : opportunités et risques ?

A l’occasion du 28ème RDV de la Mondialisation organisé le 12 décembre, le Centre d’analyse stratégique s’est entouré d’experts pour étudier le changement de paradigme que nous sommes en train de vivre.  En effet, la révolution technologique que nous vivons conduit à repenser aujourd’hui le monde et l’approche même de l’économie, héritée de la révolution industrielle, en accordant la première des priorités à l’innovation. Accompagnant dans le même mouvement l’émergence d’une « société mondiale de l’information » la « cyberculture » s’essaie à construire un nouveau rapport entre global et local. Entre opportunités et risques, la « cybermondialisation » apparait, comme la mondialisation tout court, dans une quête incessante du juste équilibre.

Plus rien à attendre du numérique ?

Pour l’économiste Michel VOLLE, spécialisé dans les systèmes d’information, le système productif vers lequel on va s’appelle iconomie. L’iconomie désigne une économie de l’industrie « servicielle », de l’intelligence partagée, de l’information, de l’imagination, de l’innovation… et du numérique. Aujourd’hui toutes les entreprises sont transformées par l’informatisation, c’est parce que tous les produits sont concernés qu’on peut parler de nouvelle révolution industrielle. Désormais même la recherche juridique se trouve automatisée chez les Lawyers américains qui ne peuvent plus justifier mêmes honoraires que par le passé.

Le développement de l’iconomie a et aura des conséquences anthropologiques profondes. On en voit déjà des prémices, notamment avec le téléphone mobile, le corps s’informatise. Le smartphone est devenu une prothèse naturelle pour les jeunes mais aussi pour de plus en plus de salariés. Qui aurait pu imaginer ce phénomène il a 20 ans ?

Des emplois détruits ?

A court terme, oui l’emploi est détruit, mais en 1800 les emplois étaient majoritairement dans l’agriculture, un nouvel équilibre s’est pourtant réalisé. Pour Michel VOLLE, on aura bien le plein emploi mais ça ne veut pas dire que la transition ne sera pas pénible, car nous ne sommes pas prêts. La France n’a pas ou pas suffisamment anticipé la transition numérique de l’économie. Il faut notamment réformer l’enseignement scientifique, mais également les institutions. Aujourd’hui l’informatisation de notre système de santé permettrait de mettre fin au déficit de la sécurité sociale. Pourtant les institutions sont frileuses à engager ces changements car ils remettent en cause l’équilibre actuel des emplois et induisent des réorganisations profondes.

Dans les entreprises le constat est identique. Traditionnellement peu sensibilisées aux enjeux soulevés par l’intelligence économique, notamment par rapport aux entreprises anglo- saxonnes, les entreprises françaises ne paraissent pas accorder une attention suffisante à cette question. Il y a un problème de pouvoir, entre des systèmes souvent mal conçus et des salariés qui sont déresponsabilisés. C’est ce fossé qui engendre tant de stress. Tout système automatisé et mal supervisé peut provoquer des catastrophes. Il faut une supervision humaine, c’est là que les emplois d’avenir se trouvent. Plutôt que de concentrer nos forces sur des emplois voués à disparaitre concentrons nous pour accompagner et soutenir l’émergence des nouveaux métiers.

Yann-Maël Larher 

2 Réponses to “Réindustrialiser la France par l’informatisation et l’automatisation”

  1. idebenone 19 décembre 2012 à 12:28 #

    Cet exemple emblématique qu’utilise souvent le chercheur montre bien à la fois le rôle de l’utilisateur pilote et le rôle des producteurs. Les utilisateurs pilotes innovent au tout début du cycle d’innovation, avant d’être copiés et adoptés par d’autres utilisateurs, puis que de petites entreprises se lancent sur le marché quand elles estiment qu’elles peuvent retirer des profits d’une demande, avant que de plus grosses entreprises ne s’y mettent pour élargir la diffusion de l’innovation initiale, en lui donnant une forme qui va lui permettre d’atteindre un marché élargit. Au tout début du cycle, les entrepreneurs ont en fait du mal à comprendre le besoin, la demande, qu’expriment les primo-utilisateurs. Et quand les entrepreneurs prennent le relais, ils oublient rapidement la source de l’innovation et ce d’autant que les utilisateurs pilotes n’ont pas d’incitation à communiquer sur leurs réalisations.

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