La productivité du travail est le facteur n°1 de compétitivité pour le secteur industriel

21 Jan

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Une enquête commandée par Kronos et menée par IDC Manufacturing Insights, révèle que la productivité du travail est le facteur clé de succès pour l’industrie manufacturière.

Synthèse de l’enquête menée dans 11 pays

Des responsables industriels, des directeurs et des cadres des secteurs de la production automobile, alimentaire, textile et de machines et équipements en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine, en France, en Allemagne, en Inde, au Mexique, en Espagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ont été interrogés sur les indicateurs clés du secteur de l’industrie.

Les réponses obtenues sur les marchés économiques les plus matures sont similaires à celles des pays émergents où 70% des personnes interrogées citent l’industrie manufacturière comme étant le secteur le plus important pour la santé économique de leur pays.

La productivité du travail : moteur de la réussite économique

74,7% de tous les répondants ont convenu qu’un haut niveau de productivité du travail est « très important » ou « extrêmement important » dans l’atteinte des objectifs de performance des entreprises du secteur industriel. Alors que les pays émergents ont donné plus d’importance à la nécessité d’une infrastructure moderne que les pays plus matures, la productivité du travail reste en tête comme étant le principal moteur de réussite pour tous les pays. L’Espagne est l’un des pays pour lesquels la productivité du travail est le facteur de succès le plus important pour 82% des industriels interrogés. La France et l’Allemagne partagent le même avis à respectivement 66% et 68%.

Les industriels, à 45,5%, tous pays confondus, estiment que pour rester compétitifs au niveau mondial, les entreprises manufacturières doivent maintenir les installations existantes et investir dans des méthodologies liées à l’excellence opérationnelle, qui comprennent des stratégies pour mieux contrôler le travail, qui réduisent au minimum les risques de non-conformité au droit du travail et qui améliorent la productivité du personnel.

Quel travail pour demain ? 

Pour Gregg Gordon, auteur de l’ouvrage Lean Labor, « les industriels aujourd’hui sont jugés sur la scène mondiale et leur gestion du travail est sous la surveillance des gouvernements, des partenaires en aval de la chaîne d’approvisionnement, et des consommateurs finaux. Avec les pays développés qui connaissent des taux élevés de chômage et une baisse des salaires, les pays émergents ne peuvent plus compter sur le travail à faible coût comme une stratégie de croissance, ils auront besoin de développer une main-d’œuvre compétente et productive pour affronter la concurrence mondiale. En outre, les industriels recherchent la croissance à l’échelle internationale, et ils sont tenus d’investir pour le développement économique des pays étrangers où ils s’étendent, et plus précisément on attend qu’ils créent des emplois locaux bien rémunérés. Avec un contrôle mondial accru, la concurrence, et la complexité de la chaîne logistique, la main-d’œuvre est devenue un différenciateur concurrentiel pour les fabricants partout dans le monde ».

L’investissement dans la ressource humaine est devenu capital

« La main-d’œuvre industrielle moderne perpétue son fier héritage de productivité par l’amélioration continue et devient la ressource clé de la création d’un avantage stratégique », selon Bob Parker, group vice president of research, IDC Manufacturing Insights. « La complexité fait partie intégrante de nos chaînes d’approvisionnement mondiales et ce n’est pas seulement l’information qui nous donne un avantage, mais les personnes dotées des compétences nécessaires pour utiliser cette information. Comme nos enquêtes et les entretiens menés le confirment, la gestion des capacités de l’entreprise à travers sa main-d’œuvre est une nécessité pour maintenir sa compétitivité. »

Pour aller plus loin : 

Télécharger l’enquête Kronos / IDC Manufacturing Insights