Journée Mondiale de la sécurité et de la santé au travail

29 Avr

 

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Depuis 1996, chaque 28 avril, est célébrée la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. C’est en 2003 que le Bureau International du Travail (BIT) entreprend d’observer une « Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail » afin d’agir pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

A cette occasion, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) publie un rapport donnant un aperçu de la situation actuelle des maladies professionnelles. Les objectifs ? Sensibiliser et prévenir les maladies professionnelles tout en présentant des propositions pour y remédier.

Les maladies professionnelles : Késako ?

Selon l’OIT, dans le monde, 2 millions de travailleurs meurent chaque année de l’une des multiples maladies dues au travail. Des maladies dont les types et les tendances observées sont très variables. Prenons l’exemple du secteur de la construction et de la production : les ouvriers exposés à des poussières de charbon, d’amiante et à diverses poussières minérales seront davantage atteints par les maladies respiratoires.

Causés par des évolutions économiques et sociales difficiles, les troubles musculo-squelettiques et troubles psychiques liés au stress au travail sont, quant à eux, de plus en plus fréquents. Selon le rapport de l’Organisation Internationale du travail : « En Grande Bretagne, ils ont constitué environ 40 pour cent de tous les cas de maladies liées au travail sur douze mois en 2011-2012 ».

Quelques chiffres à l’échelle internationale :

  • 2,02 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au travail
  • 321 000 personnes meurent chaque année d’accidents du travail
  • 160 millions de maladies professionnelles non mortelles par an
  • 317 millions d’accidents du travail non mortels par an

De nouveaux risques émergent

Aujourd’hui, de nombreux risques classiques sont en recul grâce à leur considération et à l’amélioration de la réglementation en matière de sécurité au travail.

Cependant, de nouvelles formes de maladies professionnelles font leur apparition. L’accroissement des nouvelles technologies, telles que les nanotechnologies et certaines biotechnologies, sont à l’origine de dangers encore peu pris en compte pour la sécurité et la santé sur le lieu de travail. Ainsi, la mauvaise ergonomie des situations de travail, l’exposition aux rayonnements électromagnétiques, les troubles musculo-squelettiques et les troubles psychosociaux comptent parmi les nouveaux risques émergents.

Autant de nouveaux dangers à considérer puisqu’ils risquent de s’accroitre sous l’effet de la crise économique mondiale.

Quelles actions mener pour endiguer les maladies professionnelles ?

Le rapport de l’OIT met un point d’orgue sur la prévention car elle permet de mieux faire connaître les maladies professionnelles et d’y remédier tant au niveau national qu’international.

De plus, il faut renforcer la capacité des systèmes nationaux de sécurité et de santé au travail (SST) à prendre en charge la prévention des maladies professionnelles. Pour ce faire, les institutions doivent davantage collaborer avec les services de sécurité sociale afin de mieux prévenir, détecter et indemniser les maladies professionnelles.

Les programmes d’inspection du travail doivent intégrer la prévention des maladies professionnelles en particulier pour les secteurs d’activité à risques (construction, agriculture)…

Le rôle des services de médecine du travail doit être amélioré pour assurer le suivi médical, la surveillance de l’environnement de travail et l’application de mesures de prévention.

Enfin, il faut renforcer le dialogue social entre pouvoirs publics, employeurs et travailleurs aux questions liées à la SST.

Les maladies professionnelles peuvent toucher chacun d’entre nous dans notre environnement de travail d’où la nécessité d’agir pour la prévention des risques professionnels. Ainsi, les principaux acteurs du monde du travail doivent s’engager à mettre en place des actions concrètes en faveur du Mieux-Vivre au travail tant sur le plan de la sécurité que de la santé. C’est en agissant au niveau national et international pour la prévention des risques que la santé des travailleurs sera mieux préservée.

Claire Leduc

En savoir plus : 

http://www.ilo.org/safework/events/meetings/WCMS_204903/lang–fr/index.htm

http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—ed_protect/—protrav/—safework/documents/publication/wcms_209553.pdf

http://www.journee-mondiale.com/145/journee-mondiale-sur-la-securite-et-la-sante-au-travail.htm