Archive | juin, 2014

SI NOUS DECIDIONS D’Y CROIRE… LA PUISSANCE DE L’OPTIMISME !

30 Juin

L’optimisme peut-il avoir des vertus sur le moral, la santé, l’énergie des personnes et plus largement sur le dynamisme, la réussite de la société ? C’est ce que nous allons tenter de démontrer.

 Les français champions du pessimisme

De nombreuses études et classements internationaux placent la France dans le peloton de tête des nations pour son pessimisme. Assez contradictoirement, malgré un taux de natalité élevé, une espérance de vie en constant progrès, un taux de suicide historiquement bas…, la France se classe en tête des pays pessimistes. Ainsi l’enquête annuelle Ipsos-Steria pour le Monde et France Inter en janvier 2014, reflète une France pessimiste, rejetant autrui, repliée sur elle-même et défiante envers les institutions. Pour les auteurs de l’étude, ce qui pourrait expliquer ce mal être, c’est notamment la nostalgie du passé. 75% des français disent : « s’inspirer de plus en plus des valeurs du passé. » 70% d’entre eux poussent la nostalgie plus loin : « Rien n’est plus beau que la période de mon enfance. »

Le pessimisme conduit à abdiquer sa croyance ou une part de sa croyance en l’avenir. Comme le notait Mirabeau : «  Le pessimisme est un signe d’impuissance. On est pessimiste parce que on se sent incapable de dominer sa vie. » Le pessimisme, est une sorte de poison qui conduit à ne plus agir (à quoi cela sert-il puisque de toute façon, ça échouera ; ça ne changera pas les choses….) ou à agir en se mettant dans une posture d’échec programmé. En fait, et de façon paradoxale, le pessimisme fortifie deux compétences : la « non action » et « la production de l’échec ».

 Comment définir l’optimisme ?

 A l’inverse, l’optimisme est une croyance positive en l’avenir. L’optimisme auquel nous faisons référence, n’est pas un optimisme passif qui consisterait à prendre une posture d’attente, en espérant que les bonnes choses arrivent d’elles mêmes. C’est un optimisme actif et responsable qui s’appuie sur six attitudes, six postures.

  • Dans ce qui va advenir, il y aura nécessairement des opportunités à saisir, des facilités à utiliser……. S’apprendre à voir les opportunités là où la plupart des personnes ne voient que des problèmes, des obstacles….. L’optimiste n’ignore pas les difficultés, les risques, simplement il anticipe les choses de façon plus positive que négative. Il voit d’abord ce qui peut permettre de réussir et non pas d’abord ce qui risque faire échouer.
  • La conscience de nos atouts individuels et collectifs de réussite. C’est-à-dire la confiance en soi, en nous : j’ai, nous avons des compétences, des capacités, des moyens…, qui nous permettront de réussir nos entreprises, nos projets. Il peut certes nous manquer des ressources pour réussir, mais nous aurons la capacité de les réunir ou de les compenser.
  • les échecs sont des expériences qui nous permettent d’apprendre et de grandir, non des situations qui confirment notre incapacité.
  • La force du rebond, de la résilience face aux malheurs, aux drames et peines de la vie : deuils, accidents…..
  • L’incertitude, n’est pas un frein, c’est une composante qu’il faut intégrer et gérer via notre capacité à nous mettre en projet, à définir des stratégies et à piloter en tenant compte des aléas, des imprévus en sachant faire avec les bonnes et les mauvaises fortunes.
  • Le changement continu, ample, accéléré, n’est pas un « scandale ». C’est là aussi une composante à intégrer pour développer nos capacités de souplesse, d’adaptation, de réactivité et surtout d’innovation, pour être nous même initiateurs de certains changements.

Comme l’écrivait le philosophe Alain : « le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté. »

 

Quels sont les impacts de l’optimisme ?

Chez les personnes, l’optimisme va impacter plusieurs domaines tout à fait essentiels.

  • La santé physique : l’optimisme apporte de l’énergie (à l’inverse le pessimisme pompe de l’énergie). Il réduit les risques cardiovasculaires, l’hypertension, l’accident vasculaire cérébral.
  • La santé mentale : une tonicité et une force morale renforcées, ce qui prémuni davantage contre le stress et la dépression.
  • Le sentiment de bien-être.
  • La qualité relationnelle.
  • La confiance en soi.
  • La réussite personnelle et professionnelle : l’optimisme favorise la mise en projet, l’engagement de l’action et la réussite.

 

Au niveau d’un groupe et plus largement de la société, l’optimisme crée un contexte émotionnel positif (confiance, joie, optimisme…) ce qui favorise l’engagement d’une dynamique d’action, d’entreprise, de créativité, de succès.

 

Comment développer son optimisme ?

Chacun d’entre nous peut fortifier sa propension à être optimiste. Les études réalisées montrent que l’inné n’intervient que pour environ 25%. Cela veut dire que notre éducation, nos expériences de vie, l’influence des environnements familiaux, sociaux, professionnels…., pèsent pour environ 75%, c’est une bonne nouvelle. Nous pouvons donc agir pour fortifier notre optimisme. Voici quelques pistes indicatives et non limitatives à travailler :

  • Conscientiser ses connaissances, ses compétences, ses capacités et plus largement ce qui fait notre valeur.
  • Conscientiser ses réussites.
  • S’apprendre à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.
  • Voir ce qui a été fait réalisé, et pas seulement ce qui reste à faire.
  • Se fixer des objectifs réalistes.
  • Passer à l’action.
  • Découper ses plans d’actions en petites étapes intermédiaires
  • Dans toute situation se poser des questions du type : quelle opportunité à saisir, quelle valeur ajoutée…. ? Comment faire au mieux avec ce qui m’arrive?
  • Quotidiennement se poser des questions du genre : qu’est-ce que j’ai réussi aujourd’hui ? De quoi je peux être fier aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’ai appris ?
  • Privilégier la fréquentation des personnes optimistes, toniques….
  • S’inspirer de modèles de personnes optimistes, innovantes, qui réussissent….
  • Rechercher les moments de notre vie, notamment de notre enfance où nous étions gais, optimistes…. Revivre ces moments en mobilisant tous nos sens. Travailler ce qu’en PNL (Programmation Neuro Linguistique) on appelle les techniques d’ancrage pour réintégrer ces moments de vie et pouvoir les réactiver à la demande.
  • Rechercher les bons moments de notre journée, de notre semaine…, cela nous oriente vers nos bons souvenirs plutôt que vers des regrets.
  • Saisir toutes les occasions de rire, d’être joyeux, d’être léger, d’être curieux, de créer….
  • Accepter et recherche les signes fondés de reconnaissance.
  • Reconnaître la valeur présente chez les autres.

 

Le rôle et la responsabilité des dirigeants, managers, leaders pour construire et entretenir des contextes émotionnels favorables à l’optimisme

Dans mes formations au management et au leadership, je travaille une thématique que j’ai baptisé : « Emotionnal team building ». L’idée, c’est d’amener les managers et les leaders à prendre mieux conscience de l’impact des émotions et sentiments que je qualifierais de positifs : joie, confiance optimisme, sérénité…. Comment cela impacte t-il positivement le moral des troupes, favorise la créativité, la mise en projet et l’engagement de l’action. Ensuite, nous recherchons par quels comportements et  pratiques le responsable peut implémenter ces émotions et sentiment au sein de l’équipe.

Le plus important pour générer optimisme et confiance en l’avenir, c’est de proposer un projet, une vision attractive, bref suggérer un avenir auquel les personnes auront envie d’appartenir.

Ensuite, c’est d’inspirer les comportements par des valeurs, principes comme le respect des personnes, l’engagement, l’innovation, la coopération, la réussite……

Et puis, bien évidemment ce qui sera déterminant, c’est l’exemplarité du dirigeant, du manager, du leader ; par ses comportements, ses attitudes optimistes, il doit lui-même être une source d’inspiration positive.

 

La force de l’optimisme

Nous l’avons compris, l’optimisme nous donne finalement un pouvoir sur les choses, puisqu’il nous engage à l’action et à croire en des issues positives. L’optimisme est le contraire de la résignation, de la fatalité pessimiste. Il ne faudrait surtout pas confondre pessimisme et sagesse. Comme le notait Helen Keller : « Aucun pessimiste n’a jamais découvert le secret des étoiles, ni fait route vers une terre inconnue, ni ouvert un nouvel horizon à l’esprit humain. » Nous rejoindrons donc Goethe lorsqu’il écrivait : « Renaisse l’espérance, l’activité reprend aussitôt. »

 Article rédigé par Marc FORGET – Consultant du réseau FORMATYS

Changer, c’est d’abord en accepter l’idée !

24 Juin

 

 

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Dans 2 mois, je peux dire que j’aurai changé de vie. Changer… ce mot qui effraie tant et qui est au cœur de toutes les problématiques tant personnelles que professionnelles.

De retour de Chine pour préparer notre expatriation, je mesure enfin l’ampleur du changement à venir… Je quitte une vie parisienne, une famille et des amis, un travail que j’apprécie et pars m’installer avec mon mari et mes 3 jeunes enfants dans une ville moyenne de Chine : l’anglais y est très peu pratiqué et moins de 100 Français y vivent à l’année. Je prends enfin conscience que ma façon de vivre va définitivement être modifiée et que je vais devoir faire preuve d’une grande capacité adaptation.

 

ImageNon, je ne pourrai plus accompagner mes enfants à pied à l’école, mais ils prendront le bus et pourront gagner en autonomie. Non, je ne pourrai plus descendre de chez moi et acheter ma plaquette de beurre manquante au supermarché juste en face, mais ce sera sans doute l’occasion de faire du vélo pour me rendre au centre commercial à plus d’un kilomètre. Non, mon logement ne sera plus à proximité de tout mais je pourrai avoir une maison avec un petit jardin au grand bonheur de mes enfants. Non, je ne pourrai pas communiquer facilement pour demander mon chemin ou prendre un taxi, mais j’aurai l’occasion d’apprendre une nouvelle langue et culture… Et la liste pourrait s’allonger ! Image

Changer, c’est donc d’abord en accepter l’idée. Le changement sera réussi à condition d’être optimiste et d’envisager les opportunités qui s’offrent à nous. Tout se bouscule dans notre tête, on pose le pour, le contre, on définit les priorités et les critères de réussites, on affirme son point de vue, on évolue sur sa position, on change d’avis, on se fâche, on ne se comprend pas, on rit, on écoute les états d’âmes de l’autre, on se rassure etc. Et tout cela contribue à réussir son adaptation au changement, et finalement à y voir davantage les opportunités plutôt que les menaces !

Anne Petit-Raybaud
Coordinatrice pédagogique @Formatys

MANAGERS : EXPRIMEZ DE LA RECONNAISSANCE… CA PEUT RAPPORTER GROS !

2 Juin

En tant que personne, que ce soit dans notre vie personnelle ou dans notre vie professionnelle, nous avons besoin de reconnaissance. Or, les études réalisées dans l’univers professionnel montrent que la carence de reconnaissance est un reproche récurrent et important adressé au management. Alors, pourquoi est-il important d’exprimer de la reconnaissance ?

L’importance du besoin de reconnaissance

Le besoin reconnaissance est l’un des besoins fondamentaux de la personne. Son intensité peut certes varier d’une personne à l’autre, mais il est toujours présent. Pour reprendre des termes de PNL (Programmation Neuro Linguistique), ceux qui sont dans un mode fonctionnement « référence externe » (cherchent à savoir ce que les autres pensent d’eux, de leur travail….), en ont plus besoin que ceux qui sont dans un mode de fonctionnement « référence interne » (mieux capables de trouver en eux les critères d’appréciation de leur activité et donc mieux à mêmes de conscientiser par eux-mêmes leur valeur).

Dans mes formations au management et au leadership, j’insiste toujours beaucoup sur la dimension « transmetteur d’énergie, de confiance, de motivation » via la reconnaissance adressée aux collaborateurs. Bien sûr, ces messages de reconnaissance doivent être fondés, appuyés sur un résultat, un comportement professionnel, un engagement, un progrès….. Ces messages de reconnaissance préservent, ressourcent et renforcent l’énergie mentale,  psychologique, physique. Ils consolident l’estime de soi et la confiance en soi. Ils favorisent chez chacun et au niveau de l’équipe des émotions et sentiments positifs : joie, plaisir, fierté, justice….. La reconnaissance impacte fortement le climat, donc l’engagement des personnes. Elle favorise aussi le développement de confiance en ses capacités à acquérir de nouvelles compétences, à réussir les défis adaptatifs. Comme nous le notions dans le titre, « Ca peut rapporter gros !»

Cela étant, trop de managers et de dirigeants oublient ce puissant levier. D’autant plus important aujourd’hui, que dans de nombreuses structures (publiques et privées), c’est la diète au niveau des moyens matériels de reconnaissance. Dans une étude que nous avons réalisé en continu entre 2006 et 2009 et repris dans notre essai « Travail : un mal français ? », l’absence de reconnaissance apparaît comme la quatrième cause de démotivation !  Lorsque nous avons réalisé des études spécifiques en entreprises nous ne sommes jamais descendu au dessous de 50% de reproches, nous nous situions selon les entreprises, dans des fourchettes variant de 50 à 67%).

Les cinq terrains où peut s’exprimer la reconnaissance

  • Le terrain de la personne : c’est reconnaître chaque collaborateur comme une personne ayant droit à un respect inconditionnel. Ainsi, quoique l’on ai à dire au collaborateur, notamment lorsqu’il s’agit de recadrage, constat d’insuffisance…, nous le ferons en restant très factuel, sans jamais porter un quelconque jugement de valeur sur la personne. On peut dire : « Je constate que…, je suis mécontent car…. » On s’interdira de dire : « Vous êtes incompétent ; vous n’êtes pas fiable…. » Comme nous le rappelons souvent, il ne faut pas amalgamer la personne avec certains de ses actes, comportements, résultats… Reconnaître la personne, c’est aussi prendre en considération les besoins individuels et ceux du groupe, pour soutenir chaque équipier, un peu comme le ferait un coach ou un mentor. C’est aussi savoir mettre l’accent sur l’importance des valeurs et des sentiments de chacun. C’est également dans le cadre des démarches participatives prendre en compte, là où c’est possible, les idées, propositions, solutions… apportées par les collaborateurs.
  • Le terrain de la maîtrise : c’est reconnaître les connaissances, les compétences et les capacités de la personne. C’est noter les renforcements, les acquisitions de nouvelles connaissances et compétences.
  • Le terrain du comportement : c’est noter et reconnaître les comportements professionnels positifs (nous n’avons pas à empiéter sur le domaine privatif) : participation, entraide, respect des autres, écoute, respect/mise en oeuvre des valeurs promues….
  • Le terrain de l’engagement : c’est marquer, reconnaître la mobilisation, l’engagement, l’implication des collaborateurs. La seule précaution à prendre concernant ce terrain de l’engagement, c’est de s’assurer qu’il est bien connecté avec ce qui doit être réalisé : missions, résultats à produire…, de telle façon qu’il n’y ait pas de confusion entre engagement et efficience.
  • Le terrain du résultat : c’est constater et reconnaître les résultats produits lorsque ces derniers correspondent à ce qui devait être réalisé.

Si en amont, les personnes ont besoin de sens : direction, vision, objectifs, stratégie, compréhension ; en cours de route et en aval, elles ont un besoin de feedback et plus particulièrement de messages de reconnaissance.

Les bénéfices mutuels de la reconnaissance

N’oublions pas que celui qui exprime de la reconnaissance (le manager, le dirigeant) en retire un triple bénéfice :

  • un surcroît de motivation, de bien être, donc d’engagement des collaborateurs, ce qui a nécessairement un impact économique,
  • un surcroît de bien être des managers et des dirigeants. Transmettre sincèrement un message positif de reconnaissance fait du bien à celui qui l’exprime, les études en neuroscience l’ont montré. En outre et en retour, les dirigeants et les managers vivront des relations plus harmonieuses avec les collaborateurs.
  • un écho symétrique, c’est-à-dire une reconnaissance de la part des collaborateurs, qui apprécient toujours que ceux qui les dirigent soient capables de concilier deux choses :

o   exprimer une exigence réalisable et assortie de sens

o   exprimer de la reconnaissance

Alors oui, pratiquer une reconnaissance fondée peut rapporter gros, que ce soit pour les personnes (dirigeants, managers, collaborateurs) ou l’organisation. Rappelons nous cette citation très pertinente de Ken Blanchard : « Les bonnes pensées que l’on garde pour soi ne valent rien.» Nous pouvons également rappeler que la meilleure stratégie à utiliser par tous ceux qui veulent exercer un leadership, c’est de manifester un intérêt réel, un vrai respect aux personnes qu’elles dirigent, de voir et de reconnaître ce qu’elles réalisent et ce qui fait leur valeur. Et, pour reprendre Tom Peters s’adressant aux dirigeants et aux managers : « Mais que valez-vous ? Vous valez ce que vaut votre personnel, son engagement et sa participation dans votre entreprise, son intégration comme partenaire à part entière. »

 Marc FORGET – Consultant chez Formatys